Le glossaire

Le glossaire technique de Fortification et Mémoire, dans lequel sont expliqués certains termes contenus dans les articles.

Vous pouvez, en complément de celui-ci, consulter le glossaire illustré « typé » Vauban du site du centre de ressources pour la gestion du patrimoine fortifié : ici.

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Fascine - 

Une fascine peut servir à : combler les fossés avant une attaque, protéger les combattants, comme les engins et les pièces d'artillerie.

La fascine fait partie des outils d'attaque et de défense des places fortes utilisés en particulier au Moyen Âge lors de l'attaque de châteaux.  Sous Vauban, les fascines sont des fagots d’environ six pieds de long (environ deux mètres) et de huit pieds de diamètre (environ deux mètres et soixante centimètres). Elles ont deux liens placées à environ un pied (environ trente centimètres) de leurs extrémités. Les fascines furent également utilisées durant la Seconde Guerre mondiale.

[caption id="attachment_9553" align="aligncenter" width="300"] Fascines transportées par un char Churchill AVRE durant la Seconde Guerre mondiale franchissant un fossé comblé avec des fascines.[/caption]

- Synonyms: Fascines
Fausse-braie - 

Organe apparu avec l'artillerie et conçu pour la défense des fossés. On la dispose en avant du rempart principal. Elle est constituée d'un mur assez bas pour être masqué par le relief de la contrescarpe. Dans la fortification moderne, elle se transforme en contre-garde et couvre-faces. Ces défenses seront abandonnées au profit du boulevard.

[caption id="attachment_9539" align="aligncenter" width="300"] La fausse-braie du château de Brest. Photo S.Déniel.[/caption]

- Synonyms: Braies, fausses-braies
Festung - 

Dans la conception du Mur de l'Atlantique, une "Festung" est une forteresse.

Ces forteresses sont construites autour des ports, points de débarquement et de ravitaillement indispensables à toutes tentatives de reconquête. Elles sont équipées de moyen de défense passive pour permettre à une garnison relativement limitée en nombre de pouvoir fixer et rejeter à la mer les troupes débarquées.

Ces "Festung" sont commandées par un chef de place.

En France, ces "Festungen" sont : Dunkerque, Calais, Boulogne, Le Havre, Cherbourg, Saint-Malo, Brest, Lorient et Saint-Nazaire.


- Synonyms: Festungen
Flanquement - 

Dans le tracé d'une fortification, c'est l'action de flanquer, de défendre un ouvrage ou une partie d'ouvrage par d'autres ouvrages latéraux. Une tour, un saillant, une caponnière ou un coffre assurent un flanquement horizontal. Un tir fichant à partir d'un mâchicoulis, d'une bretèche ou d'un créneau de pied assure le flanquement vertical du pied des murs. Le rôle du flanquement est d'annuler les angles morts. Il y a flanquement intégral quand toutes les parties d'une enceinte sont battues.


- Synonyms: Flanquements
Flanquer - 

Action de défendre un ouvrage, une position ou une unité par des interventions de troupes sur les flancs ou par des feux parallèles à la position ou au front ami.

Fort palmé - 

En février 1927, le colonel Tricaud (commandant du 6e régiment du génie à Angers) propose à la Commission des fortifications un nouveau type de fortification, appelé le fort palmé. Ce fort s'inspire des groupes fortifiés allemands ainsi que des innovations de la Première Guerre mondiale, avec des casemates de flanquement, tourelles et observatoires dispersées sur un carré de 400 mètres de côté, tous reliées par souterrains à un casernement et une entrée communs. La défense rapprochée est assurée par un fossé, des barbelés, des mitrailleuses, des lance-flammes et surtout le tir d'autres fortifications. Ce type de fort est alors rejeté car encore plus cher que l'ouvrage plus concentré proposé par le rapport de 1926. Cependant, le type palmé est accepté quand le relief l'oblige ; il est alors appelé « groupe d'ouvrages ».

Fortification perpendiculaire - 

Nom donné tout d'abord par le marquis de Montalembert à son système de fortification polygonale et à ses forts à batteries casematées. La forteresse doit présenter son front à l'ennemi, c'est en cela qu'elle est perpendiculaire. La défense peut alors, sur ce front, aligner une artillerie puissante voire dévastatrice. Le principe est que l'artillerie du défenseur écrase celle de l'assaillant avant qu'il n'ait réellement le temps de la mettre en œuvre. Cette artillerie doit être protégée. Des casemates sont développées et systématisées pour abriter les canons. Ainsi, le défenseur devra affronter un feu nourri et aura de plus des difficultés à en faire taire les pièces qui en sont à l'origine. Enfin, la défense s'articule désormais sur une ligne de forts "détachés", si l'un tombe, toute la défense ne s'effondre pas, qui se couvrent mutuellement. La portée des canons étant d'environ 1 200 mètres jusqu'en 1860, on comprend l'organisation qui prévaut à Paris (1840) et Lyon pour lesquelles on adopte ce principe de couverture mutuelle.

La Barrière de l'Esseillon est un rare exemple de forteresse perpendiculaire selon le principe de Montalebert.

[caption id="attachment_9565" align="aligncenter" width="402"] Avec ses sept constructions en cascade, le Fort Victor-Emmanuel est la pièce maitresse du dispositif. 1 500 hommes pouvaient aisément y manipuler leur matériel d’artillerie pour passer d’un bâtiment à l’autre. Le fort a en effet été entièrement conçu pour la circulation des chevaux et des canons.[/caption]  
Fortification polygonale - 

Le marquis Marc René de Montalembert (1714-1800) conçoit un nouveau système de défense, la fortification polygonale en rupture totale avec la fortification bastionnée. Il substitue la notion de camp retranché entouré d’une couronne de forts à celle de place vouée à la défense d’un point stratégique isolé qui a progressivement perdu toute valeur militaire. En effet, les progrès de l’artillerie, notamment en portée et en précision, permettent de s’affranchir du tracé bastionné, voué à la sûreté rapprochée. Le flanquement ‘’perpendiculaire’’ en déployant sur un front un plus grand nombre de pièces aux performances accrues, assure à la fois de pouvoir contrebattre à longue distance l’artillerie de l’assaillant et se flanquer par l’appui mutuel des forts.Adopté à l’étranger, le fort polygonal tardera à s’imposer en France où cohabiteront fortifications au tracé bastionné simplifié et ouvrages polygonaux.

Fossé - 

Principal obstacle de la fortification, il comporte trois paramètres principaux : largeur, profondeur, mur d'escarpe. Fortement recommandé par les ingénieurs grecs dès la fin du IVe siècle avant J.C., le fossé n'était souvent que le résultat du prélèvement des terres nécessaires à l'édification de la levée. Il devient de règle après les Croisades, rendant l'approche des machines de siège plus difficile, forçant l'ennemi à faire des comblements et compliquant considérablement l'usage des mines. Sa grande largeur au Moyen Age (de 12 à 20 mètres) est parfois exceptionnelle comme à Paris (30 mètres pour les douves de Charles V, non compris un dos de 5 à 6 mètres séparant un fossé sec de 15 mètres), diminue et se soumet à des règles strictes à l'époque de la fortification bastionnée (8 à 10 mètres), alors que sa profondeur s'accentue (9 à 10 mètres), particulièrement dans les forts.

Fossé diamant

Dans la fortification moderne, le fossé diamant est un petit fossé affectant la forme d’un diamant taillé (formes anguleuses), situé en avant des ouvrages. Ce fossé est large d’un mètre à cinq mètres et profond de trois mètres à quatre mètres. Il est situé en avant de toutes sortes d’ouvrages tels que : caponnières, poternes, entrées, casemates, blocs… . Ce fossé précéde les embrasures d’un organe de défense de façon à empêcher toute approche de ces dernières. Il était demandé que le fond du fossé diamant se situe à trois mètres au moins en dessous du niveau inférieur des embrasures. le fossé diamant sert aussi à éviter que les amas de débris de maçonnerie pouvant être provoqués par les tirs au pied des ouvrages ne viennent rapidement obturer les embrasures. Le fossé diamant est un élément typique de la plupart des blocs de la ligne Maginot.

Caponnière du fort de Saint-Marc avec le fossé diamant l’entourant.

On nomme douve un fossé pouvant être inondé.


- Synonyms: Fossès
Fossé diamant - 

Dans la fortification moderne, le fossé diamant est un petit fossé affectant la forme d'un diamant taillé (formes anguleuses), situé en avant des ouvrages. Ce fossé est large d'un mètre à cinq mètres et profond de trois mètres à quatre mètres. Il est situé en avant de toutes sortes d'ouvrages tels que : caponnières, poternes, entrées, casemates, blocs... . Ce fossé précéde les embrasures d'un organe de défense de façon à empêcher toute approche de ces dernières. Il était demandé que le fond du fossé diamant se situe à trois mètres au moins en dessous du niveau inférieur des embrasures. le fossé diamant sert aussi à éviter que les amas de débris de maçonnerie pouvant être provoqués par les tirs au pied des ouvrages ne viennent rapidement obturer les embrasures. Le fossé diamant est un élément typique de la plupart des blocs de la ligne Maginot.

[caption id="attachment_9557" align="aligncenter" width="300"] Caponnière du fort de Saint-Marc avec le fossé diamant l'entourant.[/caption]
Front Todt - 

Fritz Todt (1891-1942), ingénieur allemand, fut chargé de construire le Mur de l'Atlantique. Le front portant son nom est une sorte de visière de protection de l'ouverture des casemates en forme d'escalier renversé dont les angles s'inclinent vers l'intérieur pour dévier les éclats et les projectiles. Les côtés de l'embrasure sont parfois équipés de redans ayant le même but . Certaines casemates sont équipées d'un front Todt métallique.

Ce front peut être complété par des chaînes ayant aussi pour but de protéger l'embrasure de la casemate et les soldats se trouvant à l'intérieur, des tirs de roquettes envoyés par l'aviation, des  éclats d'obus ou de bombes.

[caption id="attachment_13241" align="aligncenter" width="300"] Front Todt avec renforts métallique d'une casemate de la Pointe du Hoc. Photographie Fortification et Mémoire.[/caption] [caption id="attachment_13242" align="aligncenter" width="300"] Front Todt d'une casemate de la batterie de Longues-sur-Mer. Photographie Fortification et Mémoire.[/caption]
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