La casemate de Bourges ou le flanquement des intervalles (3/4)

Casemate d’artillerie de Bettlach de construction Service Technique du Génie (Haut-Rhin, secteur défensif d’Altkirch). Façade avant de la casemate réduite pour deux canon de 75 millimètres modèle 1897-1933 dont l’essieu repose sur deux chaises support d’essieu, les roues étant démontées. A remarquer les visières particulières tracées en fonction de la hausse permise par le nouvel affût du canon de 75 millimètres modèle 1987-1933. © Julien Depret.

Dans ces troisième et quatrième parties, Fortification et Mémoire va s’intéresser à la dernière évolution de la casemate de Bourges : son intégration dans la ligne Maginot. Pour nous guider, nous avons ressorti de notre bibliothèque un article de monsieur Julien Dupret, paru dans Fortification & Patrimoine en 2001, intitulé : «Les casemates pour le canon de 75 de campagne sur la ligne Maginot».

Continuer la lecture

Les fours à boulets ou tirer à boulets rouges (1/2)

Le four à boulets du type Meusnier présent au Fort-la-Latte.

Pour compléter nos différents articles sur les batteries de côtes, Fortification et Mémoire s’intéresse à un élément particulier des fortifications côtières entre 1793 et 1843 : le four à boulets, destiné à faire rougir les boulets. Le tir à boulets rouges est un procédé permettant d’incendier une ville assiégée, des magasins à poudre ou des navires. Ce mode de tir est surtout employé par les batteries littorales, tout du moins de façon permanente, empêchant toutes approches et toutes tentatives de débarquement. Notons toutefois, que la fumée d’un four, aperçue par un vaisseau ennemi, a souvent dissuadé l’agresseur d’aller plus avant.

Cet article va s’appuyer sur l’étude très complète réalisée sur les fours à rougir les boulets de Jacqueline et André Tiret parue dans la revue du Cercle d’histoire et  d’archéologie des Alpes-Maritimes, Archéam. Nous verrons au cours de cet article en deux parties : la petite histoire du tir à boulets rouges, comment faire rougir les boulets, les grils et les fours à boulets, la technique de tir particulière des tirs à boulets rouges et un petit inventaire des fours existants.

Continuer la lecture

La casemate de Bourges ou le flanquement des intervalles (2/4)

    Peinture d’André Brauch représentant le fort de Vaux à l’été 1916. Il est encore possible de discerner sa structure, ce ne sera bientôt plus le cas. A gauche, la casemate de Bourges du nord-est.

Dans cette deuxième partie, nous continuons l’étude de la casemate de Bourges avec la composition (théorique) de son équipage et son armement, d’abord le canon de 95 millimètres de côte puis, le canon de 75 millimètres à tir rapide sur un affût adapté à la casemate. Puis, nous terminerons cette partie avec des casemates de Bourges particulières : celles d’un fort emblématique, le fort de Vaux et celles exotiques de la baie de Diégo-Suarez à Madagascar.

Continuer la lecture