Les sentinelles de l’Empire ou les tours de l’Empereur (2/2)

Un arbre poussant au travers d’un créneau de fusillade d’angle de la tour-modèle n° 1 type 1811 de la pointe des Espagnols (2016). Photographie Fortification et Mémoire.

Les différentes « tour-modèle 1811 »

Dans cette deuxième partie (la première partie), nous allons passer en revue les différents modèles de « tour-modèle ».

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Les fortifications du Chemin des Dames : la Caverne du Dragon (2/6)

Carte postale indiquant l’entrée de la Caverne du Dragon dans les années 1920. La pancarte indique : « Ici entrée de la caverne du Dragon, intéressant à visiter » . Collection Alphonse Hanras, le premier guide non officiel de la Caverne, qui fit éditer une série de cartes postales.

Dans cette deuxième partie d’article, nous allons descendre sous terre. Fortification et Mémoire vous entraîne dans la Caverne du Dragon, une véritable forteresse souterraine. Celle-ci est devenue, aujourd’hui, l’un des hauts lieux de Mémoire de la Grande Guerre sur le Chemin des Dames et sur l’ancienne ligne de front.

Sur le Chemin des Dames, la géologie et la géographie favorisent l’exploitation de la pierre. Le calcaire érodé affleure sur les coteaux. Les liaisons terrestres et fluviales aisées facilitent le transport de la pierre. Dès le Moyen Âge, l’extension des villes (Soissons, Laon) et la construction des abbayes, châteaux et cathédrales nécessitent l’ouverture de multiples carrières : les creutes. Pendant le conflit, ces nombreuses carrières deviennent un enjeu stratégique majeur car elles sont enterrées, à contre-pentes, solides, vastes, aménageables et surtout, totalement à l’épreuve des tirs ennemis.

Magnifique photographie de l’entrée d’une creute. Collection ECPAD.

Si plusieurs centaines de carrières sont devenues des abris pendant la Grande Guerre, seule la Caverne du Dragon est fréquemment mentionnée dans les communiqués des états-majors jusqu’à devenir emblématique.

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Les sentinelles de l’Empire ou les tours de l’Empereur (1/2)

Plan explicatif de la tour-modèle 1811 de la pointe des Espagnols à l’extrémité nord-est de la presqu’île de Roscanvel, excroissance de la presqu’île de Crozon fermant la rade de Brest. Photographie Fortification et Mémoire.

La rédaction de l’article sur le fort Boyard a amené Fortification et Mémoire à s’intéresser à la tour-modèle n°1 de l’ile d’Aix. Nous vous proposons donc une petite étude en deux parties sur les tours-modèles de Napoléon Bonaparte.

En 1757, alors qu’ils viennent de mettre à sac l’île d’Aix, après avoir détruit le fort de la Rade, les Anglais tentent de débarquer sur la plage de Châtelaillon, mais une batterie les en empêche, faisant la démonstration de son utilité et de sa bonne implantation.

L'île d'Aix et Châtelaillon.

L’île d’Aix et Châtelaillon.

Face à la permanence de la menace anglaise, la défense des côtes demeure l’un des sujets majeurs de préoccupation de Napoléon : l’affaire des Brûlots, en 1809 [nous avons traité de l’affaire des Brûlots dans l’article sur le fort Boyard], ne fait que réaffirmer l’importance de la mise en place d’un système de défense des côtes cohérent. 

Dans cette première partie, nous nous intéresserons :

  • à la genèse de ces tours ;
  • à la création des canonniers de gardes-côtes ;
  • au programme de 1810.

Dans une seconde partie, nous entrerons dans le vif du sujet, avec les différents modèles de tours.

Voyons ce que sont ces sentinelles…..

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