Canon versus cuirasse, le vainqueur est …(1/3)

Dans cet article :

– les documents mentionnés : « Collection Guy François » ou « Collection Philippe François » sont publiés avec l’extrême amabilité de messieurs Guy et Philippe François. Ces documents sont parus dans divers numéros de la revue « Guerre, Blindés & Matériels » (GBM). Revue d’excellente qualité rédactionnelle et iconographique, traitant à 100% de l’armée française, revue à laquelle collaborent messieurs Guy et Philippe François ;

les documents mentionnés : « Collection Vaubourg Cédric » ou « Collection Vaubourg Julie » ou « Collection Vaubourg Cédric et Julie » ou « www.fortiffsere.fr » sont publiés avec l’extrême amabilité de monsieur et madame Cédric et Julie VAUBOURG. Ces documents sont extraits de leur site : www.fortiffsere.fr, le site web sur la fortification Séré de Rivières.

Cette illustration issue des Chroniques de Jean Froissart, offre une image saisissante de l'assaut du château de Brest à la fin du XIVème siècle. Si les moyens d'assaut traditionnels demeurent (les échelles donnant lieu à l'échelade) ainsi que les moyens de défense (le jet de pierres), cette représentation montre l'usage d'armes à feu variées (y compris par les défenseurstirant par les meurtrières) dont cependant aucune n'est encore "portative". Petit détail, le personnage à gauche de la bombarde au premier plan manie le soufflet. Est-ce pour attiser le foyer qui permettra d'allumer la charge du canon ou est-ce pour porter au rouge un boulet qui sera ensuite tiré sur la forteresse ennemie ? Collection B.N.F.Dans la seconde moitié du XVe siècle, l’apparition du boulet métallique (issu du progrès de la métallurgie) rend l’artillerie beaucoup plus performante. Désormais, le boulet métallique tiré à moins de cent mètres brise n’importe quel rempart de pierre, quelle que soit son épaisseur. Des solutions palliatives comme l’épaississement des murailles, l’arasement des tours et des remparts n’y feront rien. Les ingénieurs militaires devront sans cesse innover pour adapter la fortification à l’évolution de la puissance de l’artillerie.

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Quand la Tour ne tint qu’à un fil…(2/2)

Une révolution technique : la triode

Reprenant les travaux de Sir Ambrose Fleming et de Lee de Forest, l’équipe de Ferrié, notamment le professeur Henri Abraham, développe en 1915, malgré les difficultés liées à la conjoncture, la première lampe à trois électrodes française ( triode baptisée lampe T.M. pour télégraphie militaire). Ces premières lampes (ou tubes à vide) à montage vertical et culot à vis restent fragiles et supportent difficilement les transports, mais vont permettre d’allonger les distances des liaisons et de développer les systèmes d’amplification, de radiogoniométrie et d’écoutes. La durée de vie de ces composants est relativement courte (quelques centaines d’heures).

En octobre 1915, est déposé un brevet français d’une triode baptisée « la loupiote » !

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Les guides Michelin des champs de bataille, dans les pas des Poilus

En 2011, Michelin lance sa nouvelle collection de guides touristiques et historiques héritée des fameux « Guides des champs de batailles ».

L’histoire des Guides illustrés Michelin des champs de bataille débute pendant la Grande Guerre sous l’impulsion patriotique des frères Michelin qui voient là un bon moyen de participer activement à l’effort de guerre. Le premier guide fut édité en 1917 et connut un rapide succès commercial dont les bénéfices sont reversés à une œuvre caritative chargée de promouvoir «la repopulation française». Une publicité précise même : «De belles étrennes pour vos enfants».

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